La semaine sera rythmée par l'évolution de la situation en zone euro
La dernière journée de septembre a conclu un mois et un trimestre difficiles pour l'appétit du risque, ce qui s'est traduit par un vaste mouvement de ventes des actifs. Les investisseurs ont été fortement ébranlés par les craintes d'une détérioration des statistiques économiques, qui laisse présager la poursuite de la baisse, et l'absence d'une solution à la crise de la dette souveraine européenne. La réduction des risques étant le maître mot, les opérations vers les valeurs refuges ont battu leur plein. Les bons du Trésor américains ont clôturé la période sur leur meilleur rebond trimestriel depuis 2008, avec des rendements sur l'extrémité courte de la courbe très proches de nouveaux plus bas. L'USD et le JPY restant très demandés, ils se sont nettement appréciés par rapport aux devises liées aux matières premières et des marchés émergents. L'or a repris des couleurs vendredi, mais des doutes persistent sur les perspectives des métaux précieux. D'autres matières premières telles que le pétrole et le cuivre n'ont toutefois pas bénéficié des flux vers les valeurs refuges et continuent de baisser, victimes de la faiblesse des statistiques chinoises.
La semaine sera rythmée par l'évolution de la situation en zone euro, avec notamment la réunion de l'Eurogroupe et de l'ECOFIN aujourd'hui, les décisions de la BCE et les chiffres cruciaux de l'emploi aux Etats-Unis. Dans le sillage de la réunion du FMI, les responsables européens semblent enfin s'engager dans la bonne direction. Les nombreux votes des parlements en faveur de la réforme du FESF, dont celui de l'Allemagne qui était particulièrement attendu, ont donné l'image d'une Europe plus unie que les marchés ne le pensaient. Toutefois, la discorde affichée sur l'utilisation d'un effet de levier pour démultiplier le FESF a fait apparaître la fragilité de cette unité, ce qui a douché l'optimisme et déçu le marché. Selon nous, ces réunions ne feront guère avancer la situation, aussi, compte tenu des questions en suspens sur la troïka et sur la progression du plan d'austérité grec, nous restons baissiers sur l'euro.
Jeudi, la réunion de la BCE sera la dernière séance présidée par Jean-Claude Trichet, ce qui accroît le sentiment d'incertitude. Malgré la publication la semaine dernière de chiffres de l'inflation étonnamment élevés, nous croyons que les prévisions à moyen et long terme resteront privilégiées, ce qui devrait permettre à la pression de s'apaiser. Nous pensons que la BCE abaissera ses taux à deux reprises, en décembre et en mars, mais qu'elle limitera cette fois l'assouplissement à des mesures non standard, sans réorienter sa politique de taux. Jean-Claude Trichet voudra sans doute fixer une ligne de conduite avant la prise de fonctions de Mario Draghi. L'EURUSD étant extrêmement sensible aux différentiels de taux, il ne se verrait que peu affecté par un changement des attentes, mais se tasserait fortement sous l'effet d'une baisse des taux de 25 pb.
Aux Etats-Unis, des données économiques mitigées, conjuguées à la tendance négative des chiffres de l'emploi, ont ramené les attentes de l'ISM à moins de 50. Si nous n'anticipons pas une statistique négative, nous pensons que la prévision actuelle est trop optimiste. Quoi qu'il en soit, même si l'ISM ressort juste au-dessus de 50, cela signifiera que la conjoncture est suffisamment faible pour la Fed déclenche un QE3. Les commentaires vendredi d'un membre de la Fed, James Bullard, qui a déclaré que la banque centrale n'était jamais à court d'options et qu'un nouvel assouplissement fonctionnerait, fournissent un aperçu de la ligne de pensée actuelle du FOMC.
Enfin, on s'attend à ce que la RBA maintienne ses taux à 4,75 %. Alors qu'une bonne partie de la planète est à la peine, l'économie australienne continue d'enregistrer de bonnes statistiques. C'est donc la déclaration de la banque centrale qui retiendra l'attention, dans la mesure où elle donnera des indications sur les risques d'une déstabilisation de l'économie australienne. A cet égard, les perspectives pourraient être très pessimistes, d'où une position plus accommodante. Sans soutien sur le front des taux, l'AUD pourrait subir une nouvelle pression vendeuse.
Source : ACM / Swissquote
03.10.2011. 18:48
Comments
Il n'y a pas encore de commentaire.
| Tweeter |
|---|
Pages
- Accueil
- Archives
- Débuter sur le Forex
- Compte démo Forex
- Partenaires Forex
- Affiliation Forex
- Twitter avec Forex Floating
- Multilingue Forex
- Matières Premières
- Contact
- Plan du site
Catégories
- Général(440)
- Ce qui se dit(1)
- 4XP(14)
- 4XP Option(1)
- 24option(1)
- Anyoption(1)
- Avafx(5)
- Binoa(1)
- CMC Markets(1)
- Easy Forex(2)
- ECMarkets(2)
- eToro(19)
- FXCC(1)
- IkkoTrader(4)
- iOption(1)
- LeaderOption(2)
- Lite Forex(5)
- Markets(4)
- Optionsclick(2)
- optionFair(1)
- Plus500(4)
- Saxo Banque(1)
- StartOptions(1)
- Sunbird(1)
- UFXMarkets(3)
- Winoptions(2)
- Xforex(5)
- YouTradeFX(2)
Flux RSS
Derniers Articles
- L'USD a fait plus de 220 pips depuis qu'elle a passé la Moyenne Mobile à 200 (Général)
- L'Allemagne et les Pays Bas sont opposés aux euro-obligations (Général)
- L'appétit pour le risque a fait son grand retour (Général)
- Le NASDAQ vers une progression de 2,4% (Général)
- Le S&P 500 a cassé le support à 1350 points (Général)
- Mario Draghi, a décidé de suspendre les prêts accordés à certaines banques grecques (Général)
- Les Grecs craignent une nouvelle crise de grosse (Général)
- L'Euro ne cesse de baisser après avoir cassé le support crucial à 1,30 (Général)
- La dynamique négative du marché des actions ont affaibli l'Euro (Général)
- Ben Bernanke critique la politique américaine de l'octroi de prêts bancaires (Général)




Laisser un commentaire.
* = champ obligatoire